Mieux Vivre Ensemble à l’Ecole


8 août 2016 Actions, Jeunesse

Prévention contre la violence dans les écoles : « Mieux Vivre Ensemble à l’école »

La violence scolaire et plus spécifiquement le harcèlement dans les écoles est devenu un véritable fléau dans les cours de récré aujourd’hui.

Plus qu’un phénomène médiatique, nous entendons aujourd’hui des écoles, et d’autres institutions, qui témoignent de difficultés énormes à ce sujet. “La situation s’est dégradée en à peine quelques années” affirme Didier Bry, préfet de l’Athénée Royal de Chimay. Leur mission d’assurer les conditions optimum d’apprentissage, pour les élèves et les équipes pédagogiques, semble visiblement de plus en plus compliquée à assurer.

Quelques structures locales ont dès lors pris le problème à bras-le-corps. Ainsi, il y a bientôt deux ans, l’AMO Oxyjeune a proposé à quelques écoles un dispositif de prévention, sur invitation du CAAJ de Charleroi, leur organe de tutelle. À l’AMO de fédérer les écoles intéressées, le CAAJ offrait ensuite les services du concepteur du projet et l’accompagnement des écoles en projet, en se joignant à la Recherche-Action de la Faculté “Sciences de la Famille” de l’Université de Mons. Le projet est déjà mené dans presque 200 écoles en Wallonie et à Bruxelles. Le dispositif est donc déjà bien éprouvé, tant en zone urbaine qu’en milieu rural.

 

De quoi s’agit-il concrètement ?

  • Intervenir dans le domaine de la violence scolaire en favorisant l’instauration de règles dans les cours de récréation.
  • Être particulièrement attentif à éviter toutes sortes de situations difficiles à vivre pour un enfant en lui permettant de les exprimer

 

Deux systèmes mis en place de façon visible :

  • Aménagement dans les cours de zones régulées, pour contrôler la violence visible
  • Mise en place d’espaces de parole pour résoudre les situations de conflits et pour que les enfants puissent s’exprimer quand ils sont en difficulté.

Face aux résultats probants dans les premières écoles et face aux nombreuses demandes d’autres écoles pour entrer dans le projet, la Fondation décide d’investir dans ce dispositif pour une diffusion plus marquée et plus durable sur le territoire. Ainsi, il est proposé aux écoles fondamentales deux appels à projets. Le succès est au rendez-vous… et dépasse même les attentes car pas moins de 25 écoles répondent à l’appel !

 

L’appel à projets

Concrètement, les écoles ont déposé une demande et répondu aux conditions pour prétendre à un soutien sur deux volets, nécessaires et complémentaires :

  • l’aménagement d’espaces de vie dans les écoles, principalement les cours de récré, suivant les balises proposées par le projet
  • l’accompagnement par des structures locales en vue d’un développement durable et territorial du projet, qui proposent de la guidance et relance dans l’évolution du projet

 

Pourquoi ça marche ?

  • l’expertise du chercheur qui a conçu le modèle
  • les effets visibles à très court-terme
  • l’accessibilité et la reproductibilité dans chaque établissement, bien que chacun est soumis à un véritable engagement, un investissement s’il veut le voir fonctionner

 

Devenir un projet durable et exploiter tout son potentiel

 

La Fondation décide de créer autour de ce projet d’autres activités pour donner une résonance au projet sur tout le territoire. Pour cela, il était nécessaire de pouvoir compter sur :

  • un coordinateur, en la personne de Simon Puissant, logé à l’AMO Oxyjeune
  • un appui de l’Université, avec une présence assurée de Bruno Humbeeck (20 jours/année)
  • un partenariat du côté namurois de notre territoire, en s’associant à l’AMO Ciac (Couvin)
  • des activités de soutien et de supervision inter-écoles
  • plus d’échanges avec les autres actions de la Fondation, Écolelien et Forsud en priorité

 

Les écoles concernées

 

25 écoles ont répondu à l’appel, 24 projets ont été retenus. La sélection s’est effectuée via un mécanisme de jurys similaire à celui utilisé par la Fondation dans le cadre de ses activités de soutien ‘classique’. Ainsi, 5 jurys ‘spéciaux’ se sont tenus en 2015.

 

Les écoles retenues en détail :

Athénée Royal de Chimay, section fondamentale, École communale de Sivry, École libre de la Croix de Momignies, École Saint-Joseph de Couvin, École communale de Bourlers, Ecole fondamentale de la Communauté Française de Momignies, École communale de Forges, Ecole Sts-Pierre-Et-Paul à Chimay, Institut Ste-Chrétienne, section fondamentale, École communale de Rance, Ecole communale de Chimay, Ecole communale de Mariembourg, Ecole libre des 3 vallées de Mariembourg, Ecole communale de Dailly, Ecole communale de Gonrieux, Institut Ste Marie de Pesche (secondaire), Athénée Jean Rey de Couvin, section fondamentale, Ecole communale de Baileux, Heureux Abri de Momignies (fondamental), Ecole communale de Macon, Ecole communale de Macquenoise, Ecole communale de Rièzes, Ecole communale de Monceau-Imbrechies, Ecole communale de St Remy

 

 

 

   

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