L’axe d’intervention Jeunesse

La Fondation a décidé de mettre la « Jeunesse »  comme cible prioritaire de son action.

La Fondation s’intéresse, principalement, aux jeunes dans leur capacité à prendre une place autonome, épanouie, « debout » dans la société.

L’éducation et les diverses interventions favorisant l’épanouissement des jeunes et leur intégration sociale sont donc essentielles.

Une attention particulière doit être portée sur l’attachement des jeunes au développement de leur projet dans leur région d’origine et dans notre zone d’action.

La création d’emploi direct par un jeune « qui entreprend » serait la finalité ultime.

Cependant, toutes initiatives visant les autres possibilités d’épanouissement d’un jeune peuvent être soutenues.

  • Les jeunes eux-mêmes

D’une manière générale, les jeunes sont invités à monter et à proposer des projets individuels ou collectifs qui sont récompensés par des « bourses-projets ».

Ces « bourses-projets », destinées aux jeunes de 16 à 25 ans, peuvent être liées à des engagements personnels, à des perfectionnements dans un talent identifié et reconnu, à des formations complémentaires, à des stages, des séjours à l’étranger etc… pendant ou en dehors des périodes scolaires.

Deux fonds sont spécialement dédiés à ce public le Fonds Explorator et le Fonds Jeunes Talents.

  • Le monde éducatif

Le monde éducatif peut proposer des projets de diverses manières afin de rendre attractif et enthousiasmant des éléments participant à l’accomplissement de la personnalité des jeunes. Le but est de « faire vivre » les différents savoirs que les éducateurs ont la mission de transmettre aux jeunes.

Sont ainsi imaginables les activités :

  • scientifiques,
  • culturelles,
  • linguistiques,
  • patrimoniales,
  • sportives,
  • de protection de l’environnement,
  • d’intégration dans la culture et l’histoire locale,
  • de sensibilisation à l’esprit d’entreprendre,
  • de sensibilisation aux valeurs collectives ,

Le monde éducatif doit avoir pour mission de « pousser » à la fois les plus faibles et les plus forts.  Dans ce contexte, les projets d’accompagnement pour ces publics spécifiques peuvent être admis :

  •  la lutte contre l’échec – la remédiation scolaire,
  • la lutte contre l’illettrisme,
  • l’accompagnement des publics-sensibles,
  •  Mais aussi, le développement d’activités spécifiques aux groupes les plus avancés, aux publics prometteurs.

Complémentairement aux intermédiaires actifs en dehors des périodes scolaires, le monde éducatif peut également agir dans des projets visant à la socialisation, au développement des aptitudes à « être en groupe ». Le rôle des écoles de village est intéressant dans ce domaine.

Enfin, il apparaît que les équipes pédagogiques elles-mêmes peuvent avoir des besoins afin d’améliorer ou de faire évoluer leur manière de travailler. Des projets liés à la formation continuée des enseignants peuvent être pris en considération.

  • Le monde extra-scolaire

Le monde extra-scolaire a plusieurs rôles dont le développement des attitudes et aptitudes sociales. Cet aspect, considéré comme un atout dans notre d’action où foisonnent les associations, nécessite d’être entretenu au moment où apparaissent des signes d’essoufflement dans le monde associatif en général (difficulté de succession aux administrateurs actifs, par exemple).

Afin de lutter contre le départ de la population active, la création et le développement d’un sentiment d’appartenance à un groupe, à une entité géographique, peuvent être soutenus si ces aspects apparaissent positifs à terme pour la concrétisation de projets aussi divers soient-ils.

La mise au point de projets permettant de renforcer les acquis scolaires dans des domaines apparaissant comme primordiaux pour l’avenir tels que l’informatique, les langues, l’éveil scientifique ou technologique peuvent également être soutenus.

  • D’autres acteurs

Il semble que les choix d’études techniques ou professionnelles ne soient plus considérés à leur juste valeur malgré l’atout qu’elles représentent pour la zone. La revalorisation de ces choix (chez les parents par exemple) par l’intermédiaire d’actions diverses paraît intéressante.

Les jeunes poursuivant des études en dehors de notre zone d’action doivent pouvoir garder un contact avec leur zone d’origine. Des projets ou actions pour ce public pourraient être soutenus.

Une attention devrait être portée vers des projets permettant de diminuer l’obstacle financier que représente la poursuite d’études supérieures en dehors de notre zone d’action.

Dans ce même contexte il paraît intéressant de créer/développer les conditions permettant d’acquérir localement des connaissances/aptitudes qui ne peuvent être ordinairement obtenues qu’en s’éloignant durablement de notre zone d’action.

D’une manière résumée, l’éducation et l’éveil sont prioritaires pour le groupe 6-18 ans tandis que la promotion de l’engagement et de l’entrepreneuriat sont prioritaires pour le groupe 16-25 ans.

 

Le temps de travail et les compétences des membres de l’Équipe doivent être considérés comme la première aide fournie aux porteurs de projets.

 Ce temps et ces compétences peuvent être utilisés pour le développement du projet, la recherche de co-financements, la mise en relations avec d’autres acteurs, etc….

 Les aides pourront être :

  • des dons (en 1 ou plusieurs tranches),
  • des bourses-projets,
  • des cautionnements à titre gratuit ou onéreux.

Elles porteront sur :

  • Les besoins matériels,
  • Les besoins immatériels,
  • Les coûts salariaux inhérents au personnel lié au projet.
  • L’immobilier uniquement s’il est intégré dans un projet de formation
  • La prise en charge de pertes si elle s’inscrit dans un plan de redressement sérieux

Le financement de véhicule n’est pas admis.

Les demandes, qui pourraient être assimilées à de la recherche de sponsoring, ne sont pas recevables.

Par ailleurs, les porteurs de projets doivent tenir compte dans la mise au point de leur projet d’un plafond de 60.000 € par intervention.

  • Installation du demandeur ou réalisation du projet dans notre zone d’action ou, dans le cas d’un projet extérieur à notre zone d’action, un impact majeur et déterminant sur le développement de notre zone d’action,
  • Satisfaction minimale des critères suivants :
    • capacités minimales de gestion et d’accompagnement,
    • véritable enracinement dans notre zone d’action,
    • structure juridique adaptée au projet et représentant le porteur,
  • Intégration minimale du projet dans la stratégie décrite au point « Comment atteindre cette cible ? » ci-dessus,
  • Les destinations de l’aide accordée décrite au point « Aide accordée »ci-dessus.

Les projets ne remplissant pas les conditions de recevabilité ci-dessus peuvent être refusés directement par l’Équipe Opérationnelle

Si les projets répondent aux critères de recevabilité décrits ci-dessus, ils sont ensuite soumis à un Jury de sélection. Ce Jury examine les projets en fonction des critères d’appréciations suivants, liées d’une part au porteur lui-même, et d’autre part au projet.

Il s’agit des critères pour les associations ou écoles.

Critères d’appréciation sur le porteur de projet

  • Structure juridique adaptée à l’exercice de l’activité,
  • Structure financière saine sauf justifications,
  • Capacité du dirigeant et/ou de l’équipe (l’expérience professionnelle préalable, les capacités de gestion, de communication, techniques),
  • Intégration de l’association / de l’école dans son milieu.

Critères d’appréciation sur le projet lui-même

  • Intégration dans un plan/projet pédagogique à moyen et long terme,
  • Identification claire de l’objectif poursuivi,
  • Adéquation du projet aux besoins réels et concret de la zone,
  • Efficacité du projet dans le processus d’enracinement des jeunes dans leur région – capacité du projet à lutter contre un certain exode des jeunes,
  • Prise en compte complète de tous les dispositifs permettant de mobiliser des moyens extérieurs, qualité et quantité des prospections effectuées.
  • Nombre de jeunes concernés,
  • Budgétisation claire, précisant notamment, la part d’autofinancement dans le projet,
  • Existence de lien avec d’autres projets, d’autres actions existantes ou en cours de création,
  • Mise en évidence des liens entre les différents « mondes » : l’éducatif, le social, l’économique, le culturel,
  • Qualité des informations proposées dans le cadre du suivi – aspect vérifiable et contrôlable des dépenses proposées et des résultats obtenus.
  • Le respect des principes généraux du développement durable à savoir :
    • la démarche globale intégrant les trois piliers (économie, social et environnemental)
    • le principe de conscience planétaire et de solidarité (ici et maintenant, ici et là-bas, maintenant et demain)
    • le principe d’évaluation et de participation (participation citoyenne, indicateurs de suivi et de résultat)
    • le principe de responsabilités communes mais différenciées (chacun est concerné mais chacun contribue à la mise en œuvre selon ses moyens et ses responsabilités)

Les projets directement proposés par les jeunes eux-mêmes sont présentés dans le cadre des fonds Talents  et Explorator  et sont examinés selon les critères spécifiques définis dans le règlement de ces fonds.

 

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Fondation Chimay-Wartoise